Rien ne justifie l’appel à l’affrontement

“Le corbeau montre par son comportement qu’il prend les voies de l’affrontement, de la destruction”.

Connu pour ses bordées d’insultes, ses multiples attaques insensées envers ses opposants et surtout réputé pour dire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment, tout ceci avec un rire sournois de rancune, le chantre de l’ethnocentrisme AC vient de jeter son manteau de chef d’état pour celui d’un enfant gâté de la république pour galvaniser sa troupe tout en faisant appel à l’affrontement. Une troupe constituée de militants prêts à lécher ses bottes jusqu’ à la dernière minute.

A l’entendre parler, il n’a plus la conscience de son utilité et surtout ne saisit plus la religion de sa fonction ! Alors, Il est temps de lui rappeler l’article 35 de la constitution avant qu’il ne soit trop tard : « Moi ......., président de la République élu conformément aux lois, je jure devant le Peuple de Guinée et sur mon honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution, des lois et des décisions de justice, de défendre les Institutions constitutionnelles, l'intégrité du territoire et l'indépendance nationale. En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi. » Un peu plus loin, l’article 45 aussi dit qu’il incarne l'unité nationale. Le président de la République est au-dessus des partis politiques”.

Avec le temps, celui qui nous avait promis monts et merveilles est devenu d’un coup farceur et coquin.  Aujourd’hui, il est prêt à l’affrontement. Il se fait menaçant et il est capable du pire pour sceller le pacte du troisième mandat, car à l’entendre parler, il n’a plus de devoir de responsabilité comme le voudrait la constitution guinéenne. Pour lui, ses acolytes et ses thuriféraires, seul compte l’affrontement pour espérer garder un privilège inespéré obtenu dans le mensonge et la manigance.

 Ecoutez “Je suis venu vous dire, je laisse mon manteau de président de côté. Je prends mon manteau de militant, car maintenant, je suis prêt à la bataille contre ces gens qui veulent nous distraire” (sic). Ces paroles tombent comme des coups de haches pour qui sait que AC est dans la logique d’un troisième mandat. Il continue plus loin sans aucun souci “Si c’est le débat politique, soyez prêts, si c’est pour vous marcher sur les pieds, soyez prêts à marcher sur leurs pieds pour qu’ils sachent que vous n’avez peur de rien.” (Sic). AC est plus victime de ses scrupules que de son incontinence car l’aveugle ici cest lui. En se disant prêt à l’affrontement donc prêt à tout, il ne sait plus où s’arrêter : troisième mandat, quatrième mandat ?  Veut-il s’éterniser ? Sait-il vraiment que le Kibangny* est un siège éjectable ? Et qu’il pourra être renvoyé à tout moment par le vaillant peuple de Guinée ? 

Il s’enferme dans les doutes de l’incertitude concernant le vice de mandat présidentiel de trop**. Il croit avoir le droit de vie et de mort sur son peuple. Sait-il aussi qu’il n’est pas au-dessus de la loi et que tout devrait lui pousser à la retenue et à la sagesse après avoir passé presque une décennie au sommet de l’état sans compte à rendre à personne. 

Attitude désespérée d'un jusqu'au-boutiste.

Malheureusement il préfère l’affrontement qu’il considère comme une opportunité pour s’éterniser au pouvoir, qu’à la sagesse et le retenu d’un Mandela qui aboutiront à la consolidation de la démocratie guinéenne. Devant un public acquis à sa cause, il vient de donner le ton, le cœur battant à grands coup, qu’il préfère être le corbeau et non la colombe de la démocratie en Guinée. Le corbeau montre par son comportement qu’il prend les voies de l’affrontement, la destruction.

 Il n’incarne plus l'unité nationale, ne protège plus la Guinée. Il désobéit à la constitution qui est la loi fondamentale chez nous. Le peuple doit se lever un à un, maison par maison, district par district, préfecture par préfecture, village par village, ville par ville pour barrer la route au troisième mandat, à la dictature, et surtout à la domestication et la déshumanisation*** du peuple de Guinée. Comme le disait Zola, “il suffit du dévouement d’un seul pour donner de la force et du courage à tous.”

 

Barry Tutankhamon

Chania